Souvenir (2-2)

Souvenir (2-2)
Quelques semaines après mon aventure embrumée, alors que j' était sur le quai de la gare du patelin dans lequel je vivais attendant la prochaine venue du train qui devait m' emporter jusqu' au joli village près duquel je prenais des cours de staffeur ornemaniste ( ne me demandez surtout pas qu'elle est la signification de ce terme, je n' ai pas l' intention d' en parler toute ma vie, lol), la jeune fille que j' avais humilié lors de notre journée "oenologique" était là, accompagnée d' un groupe de filles qui n' avait rien à envier à son physique ingrat ( non, là, j'abuse, en fait, c'est un vague sentiment d' inachevé qui me fait dire ça).Ma première réaction fut de détourner le regard avant qu' elle ne plonge le sien sur moi.TROP TARD !!!

Le train arriva en gare quelques minutes plus tard.Elle monta avec ses amies dans un wagon diffèrent du mien, et moi, l' âme en peine et le souffle court, je me réfugiais à l' extrémité du wagon, celle opposée au wagon qu' avait emprunté le groupe...Il ne fallut pas beaucoup de temps pour qu' apparaisse, seule, dans toute sa "splendeur", la jeune fille, objet de mon pire cauchemar, qui se planta en face de moi, pour se lover discrètement sur le siège qui faisait face au mien.Le voyage dura ainsi une demi-heure pendant laquelle elle ne cessa de me fixer du regard, pendant que moi, je m' évertuais à profiter d' un magnifique décor fait de béton, de nuage de pollution et de murs graffités.Je sentais ses yeux qui ne me lâchaient pas d' un pouce, elle arrivait presque par ce simple regard à me brûler la peau.Avais-je affaire à un démon sorti tout droit de l' enfer?

Toujours est-il qu' arrivé à bon port ( et en un seul morceau), je descendis sur le quai de la gare, la jeune fille, elle rejoignit ses amies dont l' une lui demanda : "alors?" . Elle répondit : "Non".En passant dans devant le troupeau aux yeux assassins, j' entendis un "quel con" franchement peu agréable mais compréhensible de la part de l' un d'elles.....je parti la queue entre les jambes, tel un chien ayant fait une grosse bêtise, ne sachant que dire...

Plusieurs mois après, toute cette histoire mise aux oubliettes, voilà que je me promenais dans le parc ou j' avais perdu l' habitude de boire plus que de mesure avec mes acolytes alcooliques lol, marchant bien droit, sur le chemin prévu à cet effet et non pas sur l' herbe comme j' en avais pris la mauvaises habitude par le passé, je vis venir vers moi celle dont j' avais une crainte irraisonnée de la revoir un jour.Je parle bien sur de "miss monde".Elle venait vers moi et moi vers elle, mon coeur battait la chamade et au moment de nous croiser, j' avais bien vu qu' elle me regardait, je lui ai dis un simple bonjour, accompagné d' excuses.Elle comprit bien évidemment de quoi je parlais.Par cette belle journée d' été, elle et moi sommes aller nous asseoir sur un banc, discuter une bonne heure, finalement une sincère amitié s' est lié entre nous et depuis, malgré la distance, nous nous appelons régulièrement......

Sauf que...........

Sauf qu' en réalité, au moment de la croiser, j' ai eu le même courage que dans ce train plusieurs mois auparavant.Je n' ai fais que poursuivre mon chemin sans même lui jeter le moindre regard.....

Voilà pour de conte de fée à la Lolo, lol.....................Il y en a tout de même qui se terminent bien plus mal, ptdrr.

# Posté le dimanche 24 septembre 2006 03:47

Souvenir (1-2)

Souvenir (1-2)
Mes potes et moi allions rejoindre ce carré de pelouse ou plusieurs litres de bière nous attendaient bien sagement, allongés sur l' herbe.Nos habitudes étaient toujours les mêmes : Boire, fumer, s' enfoncer dans un délire en perpétuelle évolution...Ce jour là, formant un cercle presque parfait, nous étions concentrés sur cette canette au hasard d' une conversation au beau milieu de chacun d' entre nous, priant ce dieu de la bière qui chaque jour nous offrait son sang sans cesse renouvelé.....Des quantités qui auraient fait pâlir d' effroi les ménagères de moins de cinquante ans qu' étaient nos mère si elles s' étaient doutées de ce que faisaient leurs rejetons une fois quitté le cocon familial.Ce jour là il faisait beau, les boutons étaient en fleur et celui de deux jeunes filles ne demandaient qu' à se faire inviter à notre table de fortune.Après les présentations d' usage, l' une d' elle s' installa en face de moi, près de l' un de mes camarades de jeu alors que l' autre vint poser son arrière train à mes cotés.Comme à mon habitude, ma voix se faisait plus discrète que jamais, je me cachait derrière des borborygmes incompréhensibles, des blurps entrelacés d' onomatopées franchement inconvenants dans ce genre de situation.Ma langue elle, fouillait la bouche de cette jeune femme qui depuis quelques instants s' amusait à me gratter le dos (lui avais-je fais part d' une gène quelconque?) avec énergie.Les idées qui me traversèrent alors furent très certainement pour beaucoup et même dans la totalité, responsables de ce qui arriva par la suite...Je fini par atterrir, après une marche forcée d'environs deux kilomètres, dans le lit de la gentes demoiselle.....Je vous épargnerai les détails croustillants en ne me concentrant qu' aux événements du lendemain.En effet, par une nouvelle journée de soleil sans nuages, mes amis et moi avons rejoints notre "campement" accompagnés de victuailles en tout genre.impossible de remplir le moindre estomac alors que nos vessies elles, allaient s' en donner à coeur joie...

Comme un fait exprès (maintenant j' en suis persuadé, oui, oui), deux silhouettes se sont profilées au loin, les même que la veille, et autant vous dire, qu' à ce moment là, j' aurai tout donné pour être dans le même etat de délabrement que la veille car même si la jeune fille qui avait accompagné l'ami qui me faisait face hier était plutôt jolie, celle qui en revanche avait partagé un long moment d' intimité avec moi était d' une laideur effroyable.J' avais même du mal à accepter ce que s' évertuaient à me faire rentrer dans la tête mes amis : J'AVAIS COUCHE AVEC ELLE.Bien sur, à cette époque, je n'avais pas la sensibilité ni l' élégance des plus grands et lorsque elle s'est approchée de moi, pour m' embrasser, un peu comme l' aurait fait un couple normal, j'ai simplement détourné la tête, lui signifiant mon refus catégorique de me laisser toucher par cette créature à la grâce toute batracienne.......La pauvre s' est sentie tellement gênée qu' elle a pris ses jambes à son cou et est parti se réfugier sans doute dans un trou de souris.......

Qu' est-ce que l' on peut être bête lorsqu' on est jeune..........


Cette histoire aurait pu se terminer ainsi, mais le sort en a décidé autrement, mais pour connaître la suite, il va falloir patienter un tit peu, lol...

# Posté le samedi 16 septembre 2006 01:58

Modifié le samedi 23 septembre 2006 06:52

Un rêve long de huit mois...

Un rêve long de huit mois...
Je me suis réveillé dans cette chambre que je ne reconnais pas.Les gens qui m' entourent, je les reconnais eux, mais quelque chose à changer dans leur visage.Le temps semble avoir fait son oeuvre.Je me sens engourdi, j' ai la bouche pâteuse, les membres tetanisés.Cela fait plusieurs heures déjà que j'ai les yeux ouverts.On m' a appris une incroyable nouvelle.Celle que j' ai passé les 8 dernier mois dans un coma profond.Je leur ai dis pourtant que cela était impossible, que je me souviens encore de la journée d' hier ou elle s'est présentée à moi.Elle s' appelle Marieva parait-il.Je ne la connais pratiquement pas.Un jour, c' est très peu pour se faire une opinion.On m' a répondu qu' elle n' avait pas eu la patience de m' attendre,qu' elle était partie vivre sa vie ailleurs.Les gens ont l' air peinés pour moi et pour quelle raison? Je ne sais pas s' ils sont désolé pour ce coma dont ils sont persuadés qu' il a existé ou pour la fuite de Marieva.Mais je leur répète inlassablement que je ne la connais que depuis hier, et que ce coma dont il parlent sans cesse n' est qu' une simple nuit agitée que j' ai passé la veille.

Et
puis, que sont-ce ces marques que j' ai aux poignets?
Co
mme les traces de liens......Des liens qui m' auraient retenu ici?
Et
si tout ceci n' était qu' un rêve.Si finalement je n' existais que dans l' esprit d' un autre?

Je fini par croire que j' ai été véritablement l' objet d' expérimentations, que l' on a voulu faire de moi un cobaye...Il est vrai que cette nuit, mes rêves ont été nombreux, qu' ils me semblaient sincèrement réels.On me dit que Marieva n'a été qu' un personnage créé par mon subconscient.Qu 'elle n' a jamais existé, et pourtant...


Je ne peux pas aimer une chimère, tout ce que je demande, c' est que l'on arrête de me parler de ces 8 mois de coma.Je n' ai pas pu perdre tout ces jours d' existence, ce n' est pas possible.Aujourd'hui, et malgré ce que l'on m' affirme, nous sommes le 5 janvier, pas le 13 septembre, non, c'est impossible....

# Posté le mercredi 13 septembre 2006 15:40

Je me souviens

Je me souviens
"Il y a dans la vie des rencontres.Et puis, il y a des dates, des instants qui vous marquent à tout jamais..." Fabrice Luchini dans "la discrète".


C' étais un jour de décembre.L' hiver avait recouvert de son blanc manteau un paysage triste sur lequel je n' avais pas l' habitude de jeter mon regard.Un décor de carte postale vivant qui n' arrivait pas à se tenir en place.J' étais enfermé seul dans ce wagon avec pour seule compagnie une vieille femme au visage ingrat.Ses yeux portaient toute la misère du monde, témoignage d' une vie sans intérêt ou le gris avait dû être la couleur dominante.Sestements eux-mêmes, ternes mais bien trop propres pour être honnêtes, cachaient des vices que sa propriétaire tentait tant bien que mal de dissimuler à l' aide de ses bras qu' elle avait de croisés juste au dessous de ses seins.Ses mains, elles, étaient étonnamment grandes pour sa petite personne.Elle semblait chercher du regard, peut-être un prénom, peut-être un visage, qui sait même si elle ne fuyait pas sa vie...

Fac
e à elle, j' aurai semblé quelconque aux yeux des autres voyageurs s' ils avaient pensé venir s' asseoir dans le même compartiment que nous.Je jetais un regard au loin, à travers la vitre, peut-être afin de capter ce que cherchais la vieille femme, mais sans succès.J' allumais un vieux cigare que je m' évertuais à mâchouiller, et cela depuis plusieurs jours.Ce fut à ce moment très précis qu' un homme, d' âge moyen, décida de faire son entrée.La vieille femme pris sa venue comme une véritable agression, serrant un peu plus fort le petit sac à main qu' elle portait en bandoulière.Il s' assit en face de moi, sans même daigner nous jeter le moindre regard....Tout du moins jusqu' à ce que la fumée du cigare l' accommode.Il prit des airs qui auraient eu leur place dans un théâtre mais qui ici semblaient totalement farfelus, tout du moins à mes yeux car ceux de la femme étaient toujours perdus dans le vide immense du paysage qui lui faisait face.

Il
m' indiqua que le wagon dans lequel je me trouvait était bien un compartiment non fumeur et que la psence de ce cigare était loin de le satisfaire.J' eu un sourire léger lorsqu'il chercha dans le regard de la vieille femme, un soutien qu' il ne trouva jamais.Il me menaça alors d' aller retrouver le contrôleur afin que je sois simplement chassé de cet endroit que pourtant j' avais conquis bien avant lui.Je ne me demandais même pas ce que cet homme cherchait à part bien sûr le repos de ses muqueuses nasales.Pourquoi aurai-je abondé dans son sens alors que lui même avait décidé de venir polluer ce lieux étroit dans lequel je voulais par dessus tout préserver mon âme.

Après pl
usieurs minutes d' insistance, il se rassit, toujours en proférant ses menaces.Il avait décidé d' attendre le prochain arrêt pour aller prévenir le contrôleur.Moi, avec le sourire qui me caractérisait déjà, je lui répondit simplement que s' il avait l' intention d' aller me vendre à un responsable quelconque, il devait le faire dès à présent car d' ici là, mon cigare, sur lequel je prenais un malin plaisir à "pomper" , serait très certainement et entièrement consumé.Il fit les gros yeux, se leva d' un coup sur une bouche en cul de poule, pour la refermer aussitôt, ouvrit la porte qui le séparait de la liberté fit un pas,et fuya sans même se donner la peine de la refermer derrière lui.Seul, toujours accompagné de la vieille femme qui avait cessé de chercher dans le vide de l'espace un je ne sais quoi, je souris tandis qu' elle même, ouvrit la bouche pour faire cette simple remarque:
-
"regardez cet homme, je pensais qu' il avait pour moi un sentiment de peine, et qu' il vous avait fait cette remarque pensant que vous m' incommodiez alors qu' il n' en n' est rien....il n' a même pas eu la présence d' esprit de fermer la porte derrière lui".

E
t le train a continué son chemin.Je suis descendu deux arrêts plus loin, c' est à dire un de plus que la vieille femme.Quand à l' homme, je ne sais pas ce qu' il est devenu.Probablement qu' il est allé se perdre ailleurs, peut-être même qu' il a disparu, qu' il s' est évaporé pour ne plus réapparaître dans ce monde ou pour moi, les gens comme lui n' ont pas leur place...

# Posté le dimanche 10 septembre 2006 11:13

Mes auteurs Preferés...William S. Burroughs, auteur du "festin nu"...

Mes auteurs Preferés...William S. Burroughs, auteur du "festin nu"...
L' argent?
Le principe est que si vous en avez, c' est que quelqu' un d' autre en a besoin... (William S. Burroughs)





L' argent, certains en ont à gogo, le montrant partout ou ils traînent leurs "Bexley". Pas le genre à traînasser dans des ruelles insalubres en pleine nuit et encore moins seuls.Ils sont gourmands les gaillards.A croire qu' ils n' en n' ont jamais assez dans leurs poches, leur fric, ils le portent sur eux, sur leur visage aussi, faut les voir, l' oeil prétentieux passer devant les "petits" qui les toisent parait-il par mépris mais aussi ( et surtout) très certainement pas envie.

Il
s ne sont pas si nombreux et pourtant ils font la majorité, c' est devant eux que le tapis rouge est déroulé, que les sourires se font les plus courtois, on leur tient la porte avant de la refermer derrière eux pour leur glisser un "Monsieur" appris par coeur dans une chambre dans laquelle on a du mal à étendre les jambes à croire que l' architecte qui a eu l' étrange idée de la concevoir à vécu à un moment de sa vie à lilliPUTE (il donnerai bien son siège à l' un de ces Messieurs bien trop propres pour être polis, ce siège que lui ont donné ses parents et qu' il n'a même pas la décence de garder vierge préférant se fourvoyer afin d' obtenir les grâces et pourquoi pas certaines entrées, de la part de ces gens de "la haute"....Le monde est un immense zoo devant lequel s' extasient quelques rares privilégies, un zoo dans lequel nous sommes les pensionnaires...

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Lolo

# Posté le mercredi 06 septembre 2006 11:01