LE PUIT : 2) Désillusion

LE PUIT : 2) Désillusion
2) Désillusion


08 septembre, 6h

Martin ouvre les yeux.Des yeux gonflés.Les yeux d' un homme qu' une nuit froide et agitée n' a pas eu la décence de laisser dormir.Une nuit pleine d' images troubles, reliquats d' une existence sans intérêt.
Dehors le soleil ne semble pas avoir encore pointé son nez et c' est tant mieux car Martin redoute son apparition.Martin vit habituellement la nuit.Mais il le sait, s' il veut que le plan qu' il prépare fonctionne, il doit changer ses habitudes, se mêler à ceux qu' il méprise......
Les jambes engourdies, un mal de tête qui s' apparente à une migraine, martin se décide à se lever.Il doit très vite se mettre en route, quitter ce bois avant que le soleil ne se lève afin que personne ne le voit en ressortir car en réalité Martin n' est pas un homme tout à fait libre de toute entrave, il est recherché.
Il se met en route après avoir jeté un oeil au dehors par la seule fenêtre de la cabane aux vitres inexistantes.Il pleut à verse.Déjà, au loin, on devine que le soleil ne va pas tarder à apparaître.Il ouvre la porte, sort et se retourne, jette un dernier regard vers l' intérieur de la cabane comme s' il voulait s' assurer que tout est bien en "ordre" et se décide à parcourir le chemin qui le sépare de la civilisation.
La marche est difficile, le sol jonché de cailloux rends chacun de ses pas hésitant, chaque feuille, chaque branche qui jonche le sol peut cacher un piège, un trou dans lequel chacune de ses chevilles peut se briser.
Les arbres qui l' entourent semblent morts, leur tronc au bois pourrissant donnent l' impression que ceux-ci peuvent chuter à tout instant.Les lieux semblent hantés par quelque créature malfaisante.
Mais le plus surprenant c' est ce silence, toujours ce silence.La vie a semble t-il définitivement quitté cet endroit lugubre.
Martin est trempé jusqu' aux os, vêtu de son simple pull-over rouge, d' un vieux jeans élimé et d' une paire de baskets noires à l' extrémité desquelles on devine pointer les gros orteils, signe qu' elles sont en fin de vie.
Après une demi-heure de marche, Martin atteint enfin la sortie du sous-bois.Au loin, on entends un bruit de moteur.D' abord faible, il semble s' intensifier.Une route passe à quelques mètres de la foret.Martin décide d' attendre que le véhicule qui semble être responsable de ce bruit passe : il ne veut pas être vu.Alors un vieux pick-up passe en trombe sur cette route qui semble ne mener nulle part.Le véhicule, conduit par un vieil homme, fait un bruit de ferraille.Il semble bien pressé.Aurait-il le diable au train?
La route, en mauvais etat, ne semble pas effrayer le chauffeur qui continue à rouler, à vive allure.A l' arrière, une bâche laisse deviner la présence d' une bête dont les sabots dépassent légèrement du bord de la toile.Notre homme semble être un chasseur pressé de retrouver la chaleur de son logis.
Une fumée épaisse se dégage du pot d' échappement, les jantes rouillées sont dissimulées sous une épaisse couche de boue, résultat d' une pluie qui n' a certainement épargné personne.Mais voilà que déjà, il s' éloigne.Martin jette alors un oeil à droite, puis à gauche, s' assurant qu' aucun autre véhicule ne s' approche, et décide finalement à se remettre en route.D' abord fébrile, il choisit l' option de marcher sur le bord de la route au cas ou un autre véhicule ferait son apparition.C' est à ce moment très précis que la pluie s' arrête et que le soleil montre enfin son visage.
Après une marche d' une bonne heure et sans encombres, Martin aperçoit au loin, une petite ville, celle dans laquelle il a vécu une large partie de sa vie.Une ville de carte postale, presque une vision idyllique si ce n' étaient les énormes nuages blancs qui au loin troublaient la vue du panorama, des nuages indiquant la présence d' usines de textiles.Une ville ouvrière........
Martin, essoufflé, décide de s' octroyer un petit moment de repos.Il s' assoie, sur le bord de la route, s' assurant que là ou il est, personne ne s' apercevra de sa présence.
les jambes ramenées sur son torse, grelottant, il met sa tête entre ses genous et ferme les yeux.

"MARTIN ! REVEILLE TOI !" dit une voix familière.

Martin lève la tête et sa mère est là, dans une robe à fleurs, une lourde valise dans la main gauche, tenant celle de Martin dans l' autre.Il font face tout deux à une grande maison dans laquelle ils vont vivre désormais.Cela fait un an maintenant que le père de Martin est mort.Depuis, sa mère s' est remariée à un homme.Cette maison, elle est à lui!
Martin, au début semblait voir en cet homme, celui qui pourrait peut-être changer son existence misérable, mais ayant surpris un jour sa mère et son beau-père en pleine conversation, il avait compris qu' au yeux de ce dernier, il resterait l' éternel cheveu dans la soupe, celui dont on ne veut pas.Et pourtant, les années passant, ni sa mère, ni son beau père ne levèrent la main sur lui.Pas une seul fois.La vie ne fut pourtant pas rose pour Martin qui dû intégrer un nouvel établissement scolaire dans lequel il n' arriva jamais à se faire accepter.Sa personnalité, froide et ambiguë.Ses tenues vestimentaires déplorables dues au manque d' intérêt et au délaissement de sa mère pour lui, ses absences régulières finirent de donner de lui, une image plus que négative.La seule personne qui eu un minimum d' intérêt pour lui fut une jeune fille, bien sous tout rapport.Lorsqu' ils étaient ensembles, les rirent fusaient dans les couloirs, dans la cour de recréation et à la cantine.Étrange que de voir cette si jolie fille s' intéresser à un "cas" comme Martin.Elle qui était entourée d' amis, qui avait semble -t-il une vie sociale parfaite, intégrée de façon admirable, qui était même un exemple pour certains.Mais que pouvait donc t' elle trouver d' attirant chez lui ?
Le plus troublant était le comportement de Christelle.Lorsqu' elle était avec Martin, elle semblait être bien, mais avait du mal à avoir un contact physique avec lui.Avec ses amies, elle semblait moqueuse envers lui.Mais Martin, qui espérait tant de cette amitié entre eux, préférait penser que tout cela n' était que pure imagination, que son esprit tordu lui jouait des tours.Plus les jours passaient, et plus Martin désirait Christelle.Très timide Martin avait du mal à lui livrer ses sentiments mais un jour, n' y tenant plus, il l' attira dans un coin sombre de la cour de recréation et lui dit tout son amour pour elle, son désir de lui faire l' amour, de tout partager avec elle.Il prit sur lui pour ne pas défaillir, il se livra de façon maladroite mais à sa grande surprise, Christelle sembla touchée.C' est alors qu' elle lui proposa de la rejoindre, le lendemain, après les cours, dans le bois d' à coté ou se trouvait une vieille cabane abandonnée.Martin accepta et le sourires aux lèvres, quitta Christelle, charmé à l' idée de la voir, pour une fois, en dehors du milieu scolaire.

Le lendemain, après une journée de cours bien remplie, et après avoir, au matin, prévenu sa mère qu' il risquerait de rentrer tard (cette dernière ne put s' empêcher de lui rétorquer que s' il le désirait il pouvait ne pas rentrer du tout), il se dirigea vers le bois, presque en courant, pressé de retrouver sa princesse, la seule qui semblait le comprendre, l' accepter telle qu' il était.Il connaissait déjà, à l' époque, l' existence de la vieille cabane, il ne tarda pas,par conséquent, à la trouver.A l' époque, elle ressemblait encore à un lieu habitable, la seule fenêtre qui la constituait possédant encore une fetre et même des volets.
Approchant lentement, il devina une présence à l' intérieur de la cabane.Arrivé à destination, il ouvrit la porte, et le spectacle qu' il vit le ravissa.
Christelle était là, dans une de ses plus belles robes.Les cheveux qu' elle avait blonds et qui habituellement était noués derrière, recouvraient aujourd'hui ses épaules.En attendant l' arrivée de Martin, elle en avait profité pour installer des bougies un peu partout à l' intérieur et les avait allumées.Martin s' approcha d' elle, ne put s' empêcher de la humer.Un doux parfum de vanille se dégageait du cou de Christelle.Il se pencha pour l' embrasser lorsqu' elle mit un doigt devant la bouche de Martin et lui dit:

"Martin, déshabilles-toi.Regarde, j' ai disposé un matelas sur lequel je veux que tu t' allonge nu.Je vais éteindre une à une les bougies que j' ai apportées et je te rejoindrai ensuite".

Martin, ne se faisant pas prier et ému tout à la fois, s' exécuta.En même temps, plus il se dévêtait et plus il se sentait bête dans ses vêtements datant d' une autre époque.A chaque vêtement qu' il ôtait, la lumière se faisait plus rare au fur et à mesure que Christelle éteignait les bougies.....
Quand enfin, Martin se retrouva entièrement nu et que l' obscurité fut totale, Christelle s' approcha de son oreille et lui murmura :

"Martin, j' ai une surprise pour toi"

L' esprit de Martin se mit à tournoyer, imaginant Christelle se dévêtir devant lui, s' approcher de lui, l' embrasser et lui faire l' amour.
C' est alors que la porte d' ente s' ouvrit brutalement.La lumière s' engouffra dans la pièce et ce que vit Martin le marqua à jamais.Christelle, toujours habillée, était entourée de ses amies,celles là même qui riaient lorsque Martin et elle étaient ensembles au collège.L' une d' entre elles portait un panier d' ou semblaient déborder des fruits.Là aussi elles riaient, mais cette fois accompagnées du rire de Christelle, et pour Martin, il ne faisait aucun doute qu' il s' agissait là de rires moqueurs.Christelle regarda Martin droit dans les yeux et lui dit:

"Mon pauvre Martin, crois-tu que toi, pauvre misérable petit être, tu pourrais avoir ne serait-ce que le début d' une chance, d' un espoir de vivre quelque chose avec moi?"
"Mais regardes toi.Tu me dégoûte.A chaque fois que tu t' approche de moi, j' en ai la nausée.J' ai presque l' impression d' être violée par ton regard.Tu n' as pas compris que tout ce temps que nous avons passé ensemble, je me suis jouée de toi?Maintenant profites du spectacle, tu en es l' acteur principal"

Ces quelques mots furent accompagnés des rires des amies de Christelles qui se penchèrent vers le panier que l' une d' entre elle avait apporté avec elle et se servirent à tour de rôle de ce qui semblaient être de vieux fruits pourris.Elle jetèrent alors, et de façon méthodique, les fruits au visage de Martin qui se retrouva très vite recouvert d' un liquide poisseux.
L' esprit tourmenté, il se mit en chien de fusil, allongé sur le matelas maintenant imbibé de jus de fruit pourris et ferma les yeux avec l' unique espoir que tout finisse le plus vite possible..........

Martin, un cri au fond de la gorge, mais qui n' arrive pas à émerger, ouvre les yeux.La sueur au front, il réalise qu' il n' a fait, une fois de plus, que se remémorer de vieux souvenirs.Totalement déboussolé, il se hâte de se lever afin de ne pas perdre une minute et se dirige à grands pas vers le future théâtre de ses obsessions l' esprit toujours troublé par ce qu' il vient de se remémorer, l' envie de montrer au monde son envie de laisser sa marque se faisant de plus en plus irrépressible................

# Posted on Sunday, 11 December 2005 at 11:59 PM

Edited on Wednesday, 03 May 2006 at 5:34 AM

LE PUIT : 1) Le Sous-Bois

LE PUIT : 1) Le Sous-Bois
Nuit.............Et bien ça y est, je me lance dans l' écriture d' un "roman" (entre parenthèses car je ne me crois pas assez prétentieux pour qualifier ce qui va suivre de roman).J' ai longtemps hésité, mais l' encouragement de certains me pousse à me mettre à l' ouvrage.J' ai reflechi longuement au genre que je me devais d' explorer, hesitant entre le roman à l' eau de rose façon Danielle Steele (looool) et le roman noir, et devinez quoi !
Ben j' ai o
pté pour la deuxieme solution, etonnant non? (mdrrrrrrrr)
Mnt, reste à s
avoir si vous allez aimer, ou rester hermetique à l' univers que je vais vous proposer, un univers sombre, desesperé, pessimiste.....J' espere une chose.C' est vivre assez longtemps pour le terminer et ne pas me retrouver dans la même situation que, disons, par exemple...........Kafka, auteur de romans savoureux mais inachevés, rhhhhhhhhhh !!!!! (heu, petite precision, je n' ai bien evidemment pas la pretention de me mesurer à ce grand monsieur, rassurez-vous, juste envie de m' amuser (malgré le sujet que je vais aborder) et pourquoi pas vous divertir, mais ce qui me ferait vraiment chaud au coeur, hihihi (rire sadique) c' est de vous imaginer en train de frissoner à la lecture de mes écrits.....................

Sur
ce, je vous souhaite une bonne lecture, voici le premier chapitre, assez court il est vrai (en fait, il s' agit plus d'un prologue que d' un chapitre), car je le repete, avant de me lancer plus serieusement dans l' aventure, j' attends vos impressions...............


________________________________________"LE PUIT"

1) Le Sous-Bois


Nuit.............

Comme dans un rêve, l' image est imprécise, floue, comme une vieille carte postale jaune et délavée.Le décor qui sert à cette histoire est des plus etrange.....Tout se passe dans un sous-bois que tout semble avoir abandonné.Pas le moindre piaillement d' oiseau nocturne.Pas le moindre bruissement de feuilles.Tout semble figé, fossilisé par le temps.....
Seule la lune et son visage blanc et malade laisse deviner une vie microscopique, invisible aux yeux des hommes.Une vie grouillante, sous les feuillages épais recouvrant le sol de ce lieu sombre.
Et pourtant vit ici, un être que la société a rejetée.Un homme qui n' a pas sa place dans un univers cloisonné, presque sectaire, ou tout doit être conforme à une norme.Déjà que certains sont rejetés, soit à cause de leur couleur, soit à cause de leur convergence sexuelle ou de leur obédience religieuse.Alors que dire de cet individu, malade, dont la médecine ne veut plus, que les hommes préfèrent cacher aux yeux de tous.Un homme sinistre, aux pulsations morbides venu se réfugier ici, loin des regards moqueurs, loin de ceux qui depuis longtemps déjà, le jugent, ont fait de lui l' homme qu' il est, un conglomérat de tout ce que la terre a de mauvais en elle.Un déchet de l' humanité.
Il est facile de se débarrasser de ses ordures sans se soucier de leur devenir.Il est une chose certaine, c' est qu' un jour ou l' autre tous nos péchés, toutes nos transgressions nous reviennent fatalement en pleine tête.

Notre homme le sait......................

Caché dans ce qui semble être une ancienne cabane faite de planches de bois pourri, il rumine sans cesse sa vengeance.La société n' a pas voulu de lui?
Très bien, il se passera d' elle, mais ce dont cet homme est sur, c' est qu' il ne quittera pas ce monde malfaisant sans laisser une trace.Une empreinte indélébile.Cette société qui sous des dehors de respectabilité, des apparences d' idéalisme mais qui en réalité procré des monstres, va payer cher l' affront fait à cet homme qui ne demandait qu' une chose.Vivre selon ses envies, n' avoir rien à devoir à quiconque, respirer le même air que chacun sans avoir à justifier le moindre de ses actes.Le pire des affronts que la société ai pu lui faire fut de lui ouvrir les yeux, de lui faire réaliser que la vie qu' il désirait mener n'est qu' une utopie.

Martin ferme les yeux.

Le dos au mur, engoncé dans un pull en coton rouge élimé trop petit pour lui, il se remémore son enfance.Et d' abord sa naissance survenue en 1969 dont il n' a bien évidemment pas le moindre souvenir.Il n' a pas été désiré, il le sait, et sa mère, pendant les longues années qui ont suivi, à usé de tous les sévices pour lui rappeler que sa venue sur cette terre fut une erreur.
Combien de maltraitances, combien d' humiliations ont été proférées envers Martin, un petit garçon adorable, fils unique dont le seul droit était de respirer.Son père, au chomage, n' avait rien à envier au comportement déplorable de sa mère.Sa ceinture fétiche, il ne la portait jamais autour de la taille.Comme il s' amusait à le dire, il ne la sortait que pour les "grandes occasions".Ces moments de plaisir et de festivités pour les parents de Martin, mais qui pour lui s' apparentaient plutôt à de véritables séances de torture.Il n' oubliera jamais le sourire de sa mère, l' éclat dans ses yeux à chaque coup de ceinture asséné par son père.
Ces moments de douleur cessèrent un soir d' août 84, très tard, lorsque l' on vint sonner à la porte du "cocon" familial.La mère de Martin, inquiète de ne pas voir son mari réapparaître accouru vers la porte d' entrée et appris la nouvelle de la bouche d' un agent de police.Son mari venait d' être agressé après être sorti d' un bar ou il avait ses habitudes.Il fut tué sur le coup d' une balle en pleine tête.Martin, un peu en retrait, entendit la conversation que menaient sa mère et le policier.
Il alla se réfugier dans sa chambre, les larmes aux yeux.Des larmes de joies.Depuis peu, il avait le désir de se débarrasser définitivement de son père et voilà qu' un inconnu avait de façon inconsciente décidé de lui rendre ce service.Avec les années, Martin avait appris à s' endurcir.Sa mère pénétra dans sa chambre et Martin la fixant droit dans les yeux lui jeta au visage de façon ironique:
"Maintenant que papa n' est plus là, j' espère que tu vas prendre la reléve, j' ai peur que les coups de ceinture me manquent"
Cette phrase fut suivie d' un rire glacial démontrant que Martin n' avait plus l' intention de se laisser faire.Les choses allaient changer.........

Martin ouvre les yeux.

Un frisson parcourt son corps.Il fait particulièrement froid ce soir.Sont-ce les souvenirs d' une enfance tragique qui en sont responsables?
En tout etat de cause, Martin doit faire du feu s' il veut avoir une chance de fermer l' oeil cette nuit.En parcourant la pièce des yeux, la première chose qui saute aux yeux est le foutoir indescriptible qui règne ici, transposition physique de l' esprit tourmenté de Martin.
Celui-ci sort de sa poche un vieux briquet, rare vestige d' une vie passée qu' il ne retrouvera plus, amasse tout un tas de branchages et de vieux journaux qu' il place dans un trou creusé à même le sol de cette cabane sans plancher et y met le feu.
Un vieux matelas trône au beau milieu de la pièce.
Martin a faim, il a froid, le feu ne prenant pas à cause des journaux aux pages humides, il s' allonge sur le matelas troué d' ou sortent des ressorts rouillés et dans lequel on devine la présence de petites créatures nocturnes.Il ferme les yeux et comme chaque nuit, espère revoir la lumière du jour afin de mettre en application, la terrible vengeance qu' il prépare.

# Posted on Friday, 09 December 2005 at 9:42 AM

Edited on Wednesday, 03 May 2006 at 5:42 AM

Obsession

Obsession
Avant d' affoler la galerie avec mes histoires, je voudrai apporter une petite precision.Beaucoup de choses que j' ecris dans mon blog font partie de mon imaginaire, dont ce qui suit, alors inutile de me dire etre desolé pour moi ou pour mes proches, looool, car tout ceci n'est que pure invention, hihihi, car plutôt que de vous parler de moi, et même si cela arrive de temps en temps, je prefere raconter la vie de personnages qui n'existent pas.......................

Ma mère est malade,
en effet, depuis quelques jours, elle reste muette, prostrée dans un coin de sa chambre, le plus à l' ombre.
Les médecins restent impuissants face au mal qui semble la ronger et cela malgré une batterie de tests qui n' ont malheureusement rien donné.Et pourtant, une personne semble savoir qu' elle en est l' origine car depuis que la maladie est venue hanter la famille, elle est la seule pour qui rien d' étonnant n' est à constater dans l' etat de ma mère, cette personne, c' est mon père.
Il doit savoir..............................il le SAIT...............j' en suis sûr, et je vais tout faire pour comprendre ce qui rend ma mère dans cet etat.............

Quelques jours plus tard, alors que je m' apprête à questionner mon père, ma mère se décide enfin à parler, mais seule, toujours accroupie dans ce coin sombre de la chambre.Juste une phrase sort de sa bouche, répétée en boucles, à l' infini et de façon chuchotée :

" Fabrice.......si seulement j' avais regardé.........".

Fabrice?

Mais qui est donc ce Fabrice?
Je sais que ma mère tient un journal intime depuis de nombreuses années, je l' ai vu à plusieurs reprises mais ne l' ai jamais ouvert.Je sais ou il est, je me dirige vers la table de nuit de ma mère, ouvre le tiroir et plonge ma main afin de prendre ce qui peut-être m' aidera à comprendre ce qui arrive à ma mère.Je parcours chaque feuillet.Le journal débute fin 1955 et se termine il y a quelques semaines, peu de temps avant que ma mère ne se retrouve dans un etat de quasi catatonie.Il y a un trou d' une dizaine d' années allant de 1974 à 1983.Ce n' est pas que ma mère ai délaissé son journal pendant ces 10 années, bien au contraire, mais les pages correspondant à cette période ont été arrachées........
C' est alors que je me décide enfin à questionner mon père, qui au début se fait hésitant mais qui peu à peu, face à mes assauts répétés fini par craquer
Et là, j' apprends avec stupeur que j' ai eu un frère, prénommé Fabrice, moi qui ai toujours cru être fils unique, je tombe à ce moment là de haut, de très haut même...............Je demande par la suite pour quelle raison mes parents ne m' en ont jamais parlé et mon père me réponds que Fabrice est mort dans des circonstances assez effroyables.C' etait en 1973.J' avais alors un an, Fabrice lui en avait sept de plus que moi, nous étions à un pique-nique, lorsqu' à un moment, il parti jouer au ballon près de la rivière qui coulait à coté.Mes parents, absorbés par ma présence ne firent pas attention au départ de mon frère et lorsqu' enfin ils s' aperçurent de sa disparition, il était trop tard.Fabrice, en tapant dans le ballon, vit celui-ci se diriger lentement vers la rivière dans laquelle il tomba..............suivi de Fabrice qui lui aussi tomba en essayant de le rattrapper.Fabrice mourut par noyade, le corps fut retrouvé le lendemain, à plusieurs kilomètres en aval.

Depuis ce jour là, ma mère se sent responsable de sa disparition mais semblait avoir réussi à enfouir très profondément ce souvenir atroce dans son esprit et cela jusqu' à il y a peu..........le souvenir de ce moment douloureux refaisant surface de façon inattendue dans son esprit la rendit malade, et la première chose qu' elle fit avant de se retrouver prostrée dans sa chambre à radoter sans cesse la même phrase fut de déchirer les pages correspondant à ces années de douleurs pendant lesquelles elle retranscrit par écrit son obsession liée à la mort de son premier fils........

Aujourd'hui, ma mère va un peu mieux, les médecins, sachant désormais à quoi est lié son mal, semblent être aptes à la guérir, mais cela sera sûrement très long.Elle va mieux mais elle ne cesse de parler de ce court instant qui a changé toute sa vie ainsi que celle de mon père, c' est pourquoi, je me suis décidé enfin à lui parler :

"Maman, tu as perdu un fils, il y a de cela 31 ans.Moi je viens d' apprendre que j' avais un frère que je n' ai jamais connu.Tu ressasses sans cesse cette vieille histoire.Tu te crois coupable de cette véritable tragédie....... Tu as pourtant voulu avoir un deuxième enfant, moi, c' est la preuve que Fabrice devait être un garçon formidable, que tu as probablement partagé avec lui des moment intenses, de joie et de bonheur.
Ne crois-tu pas que moi, qui ne l' ai jamais connu, je préférerai connaître de lui, les meilleurs moment que vous avez partagé, plutôt que ce souvenir difficile?

Ma mère m' a semblé réfléchir de longues secondes puis m' a alors regardé dans les yeux, le sourire aux lèvres, m' a invité à m' asseoir près d' elle et à commencé à me parler de mon frère................

# Posted on Sunday, 04 December 2005 at 11:01 PM

Edited on Wednesday, 03 May 2006 at 5:44 AM

Hum, hum !!!

Hum, hum !!!
Pour une fois, je voudrai rendre hommage à un parfait inconnu qui tous les jours vient mettre son grain de sel sur mon blog.Mais plutôt devrais-je parler de grain de sable........dans l' engrenage car ce cher garnement n' a rien trou de mieux que de me pourrir la vie en me mettant des -5 journaliers, sans doute que ma te ne lui revient pas.
M
' enfin, quand je dis pourrir la vie, c' est un bien grand mot car s' il est une chose certaine, c' est que monter dans le classement de boosterblog est loin, même très loin de faire partie de mes priorités, j' irai me jusqu' à dire que cela n' a aucune importance à mes yeux n' en plaise à ceux qui chaque jour ont la gentillesse de me laisser un commentaire ainsi qu' une note positive, j' en profite d' ailleurs pour les remercier, ça fait tjrs plaisir de voir que ce que l' on écrit est lu par un certain nombre de personnes.....
Ce
rtains pourraient croire que ma réaction par rapport au comportement de ce petit être malingre et insignifiant est la résultante d' une aigreur mal placée, mais non......Et quelle meilleur preuve que celle de vous demander chers fidèles lecteurs (mdrrrr) que de me donner aujourd'hui un -5 ?
Ou
i, je vous demande de bien vouloir me noter de façon négative afin de montrer à l' être cupide (vi, cette excroissance humaine désire sûrement monter le plus vite possible dans le classement) qui hante mon blog que de venir faire un tour tous les jours afin de me noter comme il le fait est peine perdue........Je m' en fiche ROYALEMENT.
J'
imagine qu' il doit bien rire dans son coin......seul, avec pour seul plaisir dans la vie que celui de faire chier les gens (excusez le terme emplo) car j' imagine que certains contrairement à moi tiennent à leur note positive tous les jours, je ne les juge pas, je les comprends,c' est un peu comme un jeu je suppose, de voir son blog monter dans les stats et c' est pourquoi je note très souvent un certain nombre de blogs qui me semblent mériter un petit détour quotidien(ceux à qui je m' adresse peuvent se sentir viser, looool).
Di
s moi petit bonhomme, un jour, tu as accompagta note d' un commentaire qui montre l' étendue de ton intelligence :

"t
on blog est nul"

Je ne sais pas si mon blog est nul, mais visiblement il te fait un certain effet car tu t' efforce tous les jours d' y venir faire un tour afin de déverser ta bile mdrrrrrrrrrrrrrrrr !!!!
Je voudrai aussi te dire, petite chose inerte qui végète devant ton écran poussiéreux, que la solitude engendre parfois une créature malfaisante que l' on nomme Aigreur.Je suis désolé pour toi, tu vois, j' ai plus de peine que de rancoeur envers toi, je te plains................


Un
e dernière chose..........................
Tout ce que vous venez de lire est totalement faux et sort uniquement de mon esprit tordu...........En fait, le ritable hommage sera aujourd'hui pour ceux qui ont la patience de lire mes propos qu' ils soient virtuels ou réels, je vous remercie pour vos commentaires sympathiques qui me vont droit au coeur...........................

# Posted on Monday, 28 November 2005 at 1:55 AM

Edited on Wednesday, 03 May 2006 at 5:46 AM

"good vibrations"

"good vibrations"
Je me drogue.

T
iens,dle d' entrée en matière pour parler d' une de mes passions, la musique, en effet, quel plaisir suave que de se faire un shoot de musique chaque jour, matin, midi et soir.......Et puis là, pas de risque de se faire un bad trip.Le seul regret et d' entendre le bruit du disque qui s' ejecte, bruit qui signifie que le trip est terminé.Avec la musique, c' est l' assurance d' avoir un plaisir sans cesse renouvelé, parfois violent, parfois doux.
Debout, allongé, les yeux ouverts ou fers, plon dans un bon bain, allongé sur l' herbe ou dans son lit, seul ou accompagné, c' est le voyage assu.

M
es trips du moment :

Gravenhurst : Fires In Distant Buildings
Boards Of Canada : The Campfire Headphase
Jamie Lidell : Multiply
Quinoline Yellow : Dol-Goy Assist

# Posted on Thursday, 24 November 2005 at 1:23 PM

Edited on Wednesday, 03 May 2006 at 5:48 AM